Les personnes à mobilité réduite


Une personne en fauteuil roulant, un homme atteint de cécité, un individu boiteux… On dit souvent de ces personnes qu’ils sont « en situation d’handicap », dont l’accessibilité est limitée. Ainsi, nous avons tendance à confondre ce terme avec la « personne à mobilité réduite (PMR) » qui prend un sens plus large. Quelle est la définition d’une Personne à Mobilité Réduite ? Qu’est-ce que la norme PMR et ses points de vigilance ? Nous vous invitons à lire ce document pour en découvrir davantage.

Qu’est-ce qu’une personne à mobilité réduite (PMR) ?

Tout d’abord, nous tenons à clarifier que le terme « personne à mobilité réduite » n’est pas synonyme de l’expression « personne en situation d’handicap ». En effet, une PMR est définie par tout individu qui a des difficultés à se mouvoir dans un environnement qui lui est inadapté.
Autrement dit, la personne à mobilité réduite est une personne qui est gênée dans ses déplacements et ses mouvements. Cette situation peut se présenter de manière provisoire ou permanence. Et cela peut être en raison de :

  • Son état (surpoids, maladie, etc.)
  • Sa taille
  • Son âge
  • Son handicap temporaire ou permanent
  • Les personnes ou les objets qu’elle transporte
  • Les instruments ou les appareils auxquels la personne à mobilité réduite doit recourir pour se déplacer.

Prenons un exemple ! Si une personne a subi un accident entraînant une fracture au niveau de la jambe, elle doit porter des béquilles en attendant qu’elle guérisse. On l’appelle alors personne à mobilité réduite ; sa situation est provisoire.
Un autre cas : une femme enceinte, qui en passant, peut être victime de pertes marrons pendant la grossesse, doit faire attention pour ne pas trop se fatiguer au risque rompre la grossesse. Celle-ci alors ne peut pas porter des objets trop lourds, prendre les escaliers pour parcourir plusieurs étages, etc. A ce moment, la femme enceinte est définie comme PMR.

Ainsi, nombreux sont les facteurs qui peuvent intervenir pour déterminer qu’un individu est à mobilité réduite. On compte parmi eux :

  • Le handicap moteur,
  • La cécité,
  • La grossesse,
  • La surdité,
  • Le transport d’un bébé à l’aide d’une poussette,
  • Un individu qui porte une valise,
  • Une personne âgée qui doit s’appuyer sur une canne pour se déplacer,
  • Les difficultés de comprendre la langue,
  • etc.

Pour les PMR, chacun de leurs mouvements peut constituer un obstacle si les aménagements demandés par la loi ne sont pas réalisés selon les normes PMR.

Qu’est-ce que la norme PMR ?

La norme PMR est fondée sur la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et citoyenneté des personnes handicapées. Le contenu de cette dernière implique que tout individu doit pouvoir exercer toutes les actes de la vie quotidienne en toute liberté et autonomie. Ainsi, la PMR peut participer à sa vie sociale peu importe son handicap (provisoire ou permanent).
La notion de mobilité rassemble de nombreux points : les trottoirs, les parkings, la circulation dans les bâtiments, l’utilisation des matériels, etc.

Chaque année, la CDAPH (Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées) établit un état des lieux des moyens mis en oeuvre pour améliorer l’accessibilité des bâtiments. Le rapport est ensuite transmis à la Préfecture, au Conseil Général  et au Conseil Départemental consultatif des personnes handicapées.

Notez que cette norme PMR n’est en aucun cas obligatoire. Jusqu’à aujourd’hui, elle ne s’impose que si on construit pour louer. Toutefois, respecter la norme PME lorsqu’on construit pour soi-même peut s’avérer judicieux pour une vision à long terme. Effectivement, elle peut nous concerner un jour en cas d’accident, de maladie, ou encore pour la retraite.
L’accessibilité n’est pas seulement une contrainte, mais aussi un point de valorisation de notre bien.

Quels sont les points de vigilance des normes PMR ?

Les normes PMR déterminent les critères d’accessibilité d’un bâtiment à une PMR. Plusieurs éléments sont à retenir, dont :

1- Accessibilité fauteuil roulant

Les normes handicapé exigent que les établissements qui accueillent du public soient accessibles en fauteuil roulant. Et cela est en vigueur depuis janvier 2015.

Ces normes définissent la largeur de passage des portes (83 cm min.) afin de laisser passer un fauteuil roulant, la présence obligatoire d’un ascenseur ou d’un élévateur, ainsi que les dimensions d’une rampe d’accès dont la largeur minimum est de 90 cm.

2- Accessibilité et sécurité personnes malvoyantes

Les normes prévoient également une bande d’aide pour orienter les personnes malvoyantes. Cela permet de les protéger des obstacles dans les endroits publics.

3- Qualité de l’éclairage

Pour ceux dont l’éclairage naturel n’est pas suffisant, la lumière artificielle est soumise à une réglementation PMR.

Cette réglementation définit la puissance de lumière nécessaire en fonction de l’endroit à éclairer.

4- Sanitaires

En matière de sanitaire, les normes PMR régissent l’espace nécessaire pour qu’un individu en fauteuil roulant puisse accéder aux toilettes et au lavabo.

Par exemple, pour qu’un WC soit conforme à cette norme, il doit avoir une largeur de 1.5 m et une profondeur de 1.4 m. Quant au miroir, il doit être positionné à l’oblique.

5- Portes et poignées de porte

En ce qui concerne les dimensions des portes d’entrées et d’urgence, il existe de nombreuses exigences, à savoir l’espace de manœuvre nécessaire, le poids des portes, le repérage du système électrique…

Les poignées de portes doivent aussi être « saisissables ». Quant aux boutons de déverrouillage, ils doivent être bien indiqués.

6- Signalisation

Pour de ce qui est de la signalisation, les normes PMR demandent la mise en place d’une signalétique adaptée.

Les règles de l’installation dépendent de la distance prévue entre le lecteur et la signalétique.

Publié le 22 mars 2021