Le manque de progestérone


Vous n’en avez peut-être pas idée, mais la progestérone est une hormone qui stimule et régule dans le corps un grand nombre de fonctions. Celles qui se demandent à quoi elle sert s’en rendent compte au moment de devenir maman : en effet, il s’agit de l’hormone de la fertilité et de la grossesse produite dans les ovaires, le placenta et dans les glandes surrénales. Par conséquent, le manque de cette hormone pourrait être à l’origine d’une impossibilité à tomber enceinte, à mener une grossesse à terme ou à allaiter. Dans cet article nous passerons donc en revue les symptômes, les causes, les conséquences et comment réagir face à un manque de progestérone.

La progestérone

La progestérone, comme nous le disions en début d’article, est une hormone produite par plusieurs organes, dont le placenta et les ovaires. Ceci dans le but de stimuler et de réguler plusieurs fonctions. Elle intervient notamment au cours des menstruations et des grossesses chez la femme. Chez la plupart des mammifères, elle est sécrétée pour faciliter l’embryogenèse. En cas de carence, la personne risque fortement de ne pas être en mesure de tomber enceinte. Aussi, la progestérone n’est pas produite en quantité égale que ce soit tout au long du cycle chez la femme que pendant la grossesse. Sa quantité augmente grandement notamment lorsque la femme est à 7 jours de ses règles.

Parlant de son rôle dans la grossesse qui est d’ailleurs le plus important, elle va influer sur la doublure utérine et la pousser à sécréter des protéines. Ces dernières vont servir à préparer une bonne nidation de l’ovule fécondé. Le processus est tout simple : tout part d’une sécrétion de progestérone qui va modifier le fonctionnement de la muqueuse utérine. La muqueuse à son tour sera prête à accueillir l’œuf dans l’utérus et vous pourrez ainsi être contente d’être mère. Dans le cas contraire, vous aurez une diminution des taux d’œstrogènes et de progestérone. Cette chute va entraîner une destruction de la doublure utérine et c’est ainsi qu’on obtient ses règles.

Partons maintenant du fait que tout s’est bien passé et que vous tombez normalement enceinte. À partir de ce moment, le taux de progestérone sécrété dans votre placenta est vraiment élevé et le restera tout au long de la grossesse. Autre point, il n’y a pas de valeur pour un taux normal de progestérone ; elle varie en fonction de plusieurs facteurs. Nous avons entre autres :

  • l’âge de la personne
  • l’intervention d’une grossesse
  • les humeurs

Cependant, dans certains cas comme dans le cas des jumeaux, son taux peut aller jusqu’à atteindre des niveaux très élevés : on parle donc de pic.

Quels sont les symptômes d’un manque de progestérone ?

Les symptômes du manque de progestérone sont nombreux et se présentent en fonction de la condition du malade.

1er cas : lorsqu’il s’agit d’une femme enceinte

Chez une femme enceinte, le manque de progestérone se traduit par une sécheresse vaginale fréquente et anormale ; une fatigue générale est presque toujours présente. Aussi, le taux de glycémie chute et des douleurs abdominales peuvent se faire fortement ressentir.

2e cas : lorsqu’il s’agit d’une femme qui n’est pas enceinte

Dans le cas où il ne s’agirait pas d’une femme enceinte, les symptômes peuvent être traduits par une baisse de la libido ; des maux de tête fréquents ainsi que des céphalées. Des bouffés de chaleur peuvent aussi se faire sentir de temps à autre. Le baume du tigre peut vous aider au niveau des maux de tête.De plus, les personnes souffrent d’un manque de progestérone sont sujet à des sauts d’humeur ainsi qu’à des règles irrégulières voir des maux de ventre.

Autres symptômes : des sensibilités au niveau des seins, une prise de poids anormale et une dépression peuvent se faire sentir.

Comment traiter le manque de progestérone ?

De nombreux traitements existent et aident à régler le problème de manque de progestérone, mais les plus conseillés sont :

  • si votre objectif est de tomber enceinte, sachez que des thérapies hormonales peuvent aider à augmenter le taux de progestérone. Ceci va rendre plus épaisse la doublure utérine et ainsi favoriser la fécondation. Dans le cas où vous serez en phase de ménopause, le traitement conseillé est de suivre une thérapie combinant progestérone.
  • si vous préférez opter pour un traitement naturel, nous vous conseillons de consommer des aliments riches en zinc, en vitamines C et B. Il est aussi conseillé d’effectuer des activités afin de réduire le taux de stress.

Les autres hormones gonadiques

Dans notre corps il existe une multitude d’hormones. Parmi ces dernières, nous retrouvons celles appelées les gonades autrement dit des hormones gonadiques.  En effet, les gonades sont essentiellement composées des hormones mâles et femelles. C’est-à-dire des hormones testiculaires et ovariennes qui sont bien évidemment sécrétées par le testicule et l’ovaire. Comme vous l’aurez surement deviné, la gonade est un organe de reproduction qui produit uniquement des cellules sexuelles plus précisément des ovules et des spermatozoïdes. En d’autres termes, les hormones à visée reproductive sont sécrétées par la gonade (hormones gonadiques). Cependant, les hormones gonadiques qu’on retrouve chez le mâle sont quelque peu différents de ceux de la femelle ce qui explique qu’ils sont répartis en deux catégories. Chez la femelle (ovaires), nous retrouvons les hormones gonadiques suivantes :

  • La relaxine
  • Le progestérone
  • La testostérone et l’estrogène ou œstrogène
  • L’inhibine

En ce qui concerne les mâles(testicules) nous avons :

  • L’hormone antimüllérienne
  • La testostérone et l’estrogène
  • L’inhibine

Estrogènes ou œstrogènes et La Testostérone

femme en equilibre hormonalEn effet, les Estrogènes ou œstrogènes forment un groupe de stéroïdes. A l’état naturel, ils ont pour fonction principale d’être une hormone sexuelle femelle primaire. En réalité, ils sont essentiellement produits par le développement du placenta et des follicules des ovaires. Cependant, il existe des estrogènes qui sont produits par d’autres tissus comme la surrénale, le foie, le tissu adipeux et les seins. Mais, il faut notifier que c’est seulement en petites quantités. Toutefois, ces secondes sources de production d’estrogènes sont très importantes pour la femme notamment lors de la post-ménopause.

La testostérone appartient au groupe des androgènes, c’est d’ailleurs ce qui justifie qu’elle soit une hormone stéroïdienne. Il n’y a que les gonades qui sécrètent essentiellement les testostérones chez les mammifères. C’est à dire les ovaires chez les femelles et les testicules chez les mâles. Cependant, il est important de notifier que cela se fait en faibles quantités et à un degré moindre.

Quelques tissus et les glandes surrénales produisent aussi de la testostérone. En effet, il se trouve qu’elle est même la principale hormone mâle.

Inhibine

L’inhibine fait partie des hormones peptidiques. Chez le mâle et la femelle elle est une glycoprotéine. Cependant il faut relever qu’en ce qui concerne le mâle elle est principalement synthétisée par les cellules de Sertoli. Mais chez la femelle, ceux sont les cellules de la granulosa qui se charge de le faire.

Relaxine

Elle fait partie aussi des hormones peptidiques mais plus précisément celles qui sont sécrétées lors des semaines qui précèdent l’accouchement par les ovaires. Il faut aussi ajouter que les tissus mammaires ou le placenta le font aussi.

Pour faciliter l’expulsion du bébé, elle a pour rôle de provoquer la relaxation et l’assouplissement des ligaments pelviens, de l’utérus et de la symphyse pubienne.  Elle est aussi présente dans le sperme mais dans ce cas, son but est de favoriser la progression des spermatozoïdes à l’intérieur des voies génitales de la femme.

Publié le 28 juillet 2019